| |
| Auxiliaire de vie sociale |
Aide ménagère, d'hygiène et de réconfort. Rôle de soutien et d'accompagnement social.
L'auxiliaire de vie sociale intervient auprès de familles, de personnes âgées ou de personnes handicapées qui ne peuvent assumer seules les obligations de leur vie quotidienne. Il (elle) leur permet ainsi de se maintenir dans leur milieu de vie habituel, de préserver leur autonomie et d'éviter la rupture des liens sociaux. En fonction des potentialités et des incapacités constatées de la personne en situation de besoin d'aide, l'auxiliaire de vie sociale décline ses fonctions selon deux logiques d'intervention : aider à faire (stimuler, accompagner, soulager, apprendre à...), faire à la place de quelqu'un qui est dans l'incapacité de faire seul.
L'assistance aux personnes recouvre un certain nombre de tâches, plus ou moins étendues selon le contexte et le public. Il s'agit des courses ou de la préparation des repas, de la vaisselle, du repassage ou de l'entretien quotidien du logement. L'auxiliaire de vie sociale assiste également les personnes pour leur toilette, contacte parfois le médecin ou d'autres spécialistes pour des soins plus complexes. Il (elle) aide les personnes à se déplacer ou à faire certains gestes rendus difficiles par l'âge ou le handicap, les stimule et les réconforte.
Ce travail nécessite de grandes qualités relationnelles (écoute, amabilité, discrétion...), des capacités d'analyse et d'initiative face à des situations à risque. Ordre, propreté, expérience des tâches ménagères et bonne condition physique sont également nécessaires. Il s'agit non seulement de maintenir à domicile une personne dépendante mais surtout de soulager, stimuler, apprendre à faire et donc de permettre à cette personne de gagner en autonomie ; ce qui est essentiel pour elle au niveau psychologique.
Deux diplômes permettent de devenir auxiliaire de vie sociale :
- le Diplôme d'Etat d'auxiliaire de vie sociale (DEAVS)
- la Mention Complémentaire Aide à domicile
Par décret paru au J-O du 22/09/2004, la MC est alignée sur le diplôme d'état d'auxiliaire de vie sociale (1ère session en 2005). L'accès à la MC est donc à nouveau élargi.
Le métier d'auxiliaire de vie sociale est aussi accessible aux personnes ayant une expérience dans le secteur de l'aide à domicile et/ou titulaires d'un des diplômes, certificats ou titres suivants :
- BEP carrière sanitaire et social
- BEPA option services, spécialité services aux personnes
- BEPA option économie familiale et rurale
- CAP agricole, option économie familiale et rurale
- CAP agricole et para agricole employé d'entreprise agricole, option employé familial
- CAP petite enfance
- CAP employé technique de collectivités
- Titre assistant de vie du ministère du travail
- Titre employé familial polyvalent sous réserve de l'homologation du Ministère
- Brevet d'aptitudes professionnelles assistant animateur technique
|
| TISF - Technicien d'intervention sociale et familiale |
Auparavant limité au cercle familial, le champ d'intervention du TISF s'élargit à d'autres publics en difficulté, auprès desquels il mène des actions de prévention ou d'accompagnement social.
Le technicien de l'intervention sociale et familiale intervient auprès de personnes qui ont besoin d'aide dans des circonstances particulières : décès d'un parent, hospitalisation, naissance, longue maladie handicap... Il soulage et épaule la famille en assumant le quotidien (entretien du logement, préparation des repas, l'aide aux devoirs...) et soutient les parents dans l'éducation de leurs enfants.
Son intervention vise à permettre l'intégration sociale, le développement et l'autonomie des personnes aidées. Son rôle est donc à la fois préventif, éducatif, d'accompagnement et de soutien. Professionnel qualifié, le TISF peut être amené à travailler en équipe pour participer ou animer des projets collectifs.
Le Diplôme de Technicien de l'intervention sociale et familiale est préparé dans des établissements agréés par les DRASS.
Si aucun diplôme n'est nécessaire pour entrer en formation, il convient néanmoins de satisfaire à l'examen de sélection, qui consiste en une épreuve écrite de culture générale et en une épreuve orale portant sur la motivation et l'aptitude relationnelle. Il faut en outre être âgé de 18 ans au moins le 1er septembre de l'année d'entrée en formation. La formation se déroule sur une période de dix-huit à vingt-quatre mois. Elle comprend 950 heures de formation théorique et huit mois de stage, dont cinq en situation professionnelle. Des allègements peuvent être accordés aux titulaires de certains diplômes.
|
| Aide-soignant(e) |
Parmi le personnel de santé, l'aide-soignante est sans doute la personne la plus proche des malades. Elle assure l'hygiène et le confort physique et moral des patients. Elle dispense aussi quelques soins sous la responsabilité de l'infirmière et en collaboration avec cette dernière. Dans un premier temps, l'aide-soignante se charge d'accueillir le malade et de l'installer dans sa chambre. Au quotidien, elle aide les patients à faire leur toilette, à s'habiller. Elle respecte les consignes quand un régime alimentaire est préconisé à un malade. Lorsque les personnes sont peu autonomes ou âgées, l'aide-soignante les accompagne dans leurs déplacements, les aide à s'asseoir, à se nourrir et à se lever.
Contrairement à l'infirmière, l'aide-soignante ne peut pas donner de médicaments, ni procurer de soins médicaux (comme la prise de tension ou la pose d'une perfusion), mais elle participe à d'autres soins : prise de la température, surveillance de la courbe de poids, changement de certains pansements... Très proche des patients, à l'écoute de leurs inquiétudes et de leurs souffrances, elle veille à ce qu'ils se sentent aussi bien que possible, les soutient, les réconforte ; elle est à même de fournir à l'infirmière des informations précieuses sur leur état de santé physique et mentale.
Un diplôme professionnel en un an.
La formation d'aide-soignante est très encadrée. Pour exercer ce métier, il faut obtenir le Diplôme professionnel d'aide soignant (DPAS). Il se prépare en un an dans les écoles publiques et privées agréées par les directions régionales des affaires sanitaires et sociales (DRASS), et dans certains lycées professionnels. Les centres de formation sont généralement intégrés à des établissements hospitaliers (publics et privés).
Le recrutement se fait sur concours. La formation dure douze mois, dont environ vingt-sept semaines de stage (soins d'urgence, gynécologie, psychiatrie...).
|
| Infirmier(e) |
Très variées, les missions de l'infirmière consistent d'abord à organiser et à dispenser les soins médicaux aux patients. Selon la structure laquelle elle exerce, elle peut effectuer un travail de prévention, de prise en charge d'enfants, d'accompagnement de personnes en fin de vie, de soins d'urgence...
À l'hôpital, l'infirmière participe au diagnostic et dispense de nombreux soins : distribution des médicaments, prises de sang, piqûres, pose des perfusions... Mais elle veille aussi et surtout au bien-être des malades. C'est elle qui suit l'évolution de leur état de santé, afin de vérifier que le traitement en cours leur convient. Le soutien moral des patients et de leurs familles fait aussi partie du métier. Les personnes fragilisées par la maladie et leur entourage ont en effet besoin d'être écoutés et rassurés.
Cette professionnelle de la santé prend également en charge diverses tâches administratives. Elle établit les plannings de soins en fonction des prescriptions du médecin afin de mettre en ouvre le traitement.
Une formation en trois ans.
Pour exercer ce métier, il faut obtenir le Diplôme d'Etat d'infirmier, délivré par les instituts de formation aux soins infirmiers (IFSI) après trois années d'études.
L'admission se fait sur concours ouvert aux titulaires du baccalauréat ou d'un titre équivalent. Des places sont réservées aux auxiliaires de puériculture et aux aides-soignants justifiant de trois ans d'expérience. Le concours comprend deux épreuves écrites d'admissibilité (culture générale, tests psychotechniques) et une épreuve orale d'admission (un entretien destiné à évaluer les motivations du candidat, ses aptitudes à suivre la formation et son projet professionnel).
|
| |

|
|